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Étiquette énergie européenne des datacenters, classes de A à G
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Étiquette énergie des datacenters : ce que la notation européenne de A à G va changer

Author
Justin Briard
CTO @ Datalok

Quand vous visitez un appartement, vous regardez le DPE avant même de vérifier la pression de la douche. Une lettre, une couleur, et en deux secondes vous savez si les factures de chauffage vont piquer.

Pour les datacenters, rien de tel jusqu'ici. Chaque opérateur annonce son PUE, calculé à sa façon, sur la période qui l'arrange, parfois à la conception plutôt qu'en exploitation. Comparer deux offres de colocation sur leur efficacité énergétique revenait à comparer des chiffres qui ne mesuraient pas tout à fait la même chose.

Le 21 septembre 2026, la Commission européenne a adopté le règlement délégué qui crée une notation commune des datacenters dans l'Union, avec une étiquette électronique publique. Deux échelles de A à G, un QR code, le mix énergétique, et plusieurs indicateurs qui vont faire parler d'eux dans les appels d'offres. Voici ce que contient le texte, ce qu'il ne contient pas, et comment vous en servir.

⚡ Réponse express

Le règlement délégué C(2026) 3472 instaure une étiquette de durabilité pour les datacenters de l'UE. Elle attribue une classe de A à G sur l'efficacité énergétique (PUE, classe A si PUE ≤ 1,15) et une autre sur l'efficacité en eau (WUE, classe A si WUE ≤ 0,1). Elle est générée automatiquement par la base de données européenne à partir des données que les opérateurs déclarent déjà au titre de la directive efficacité énergétique. Les premières étiquettes sont attendues au plus tard le 15 août 2027, puis chaque année. Elles seront publiques et consultables par tout client.

1. D'où vient cette étiquette ?

Elle ne sort pas de nulle part. C'est la troisième marche d'un escalier que Bruxelles construit depuis 2023.

La première marche, c'est l'article 12 de la directive (UE) 2023/1791 relative à l'efficacité énergétique (souvent appelée EED, pour Energy Efficiency Directive). Elle oblige les datacenters d'au moins 500 kW de puissance IT installée à publier des informations sur leur performance énergétique.

La deuxième marche, c'est le règlement délégué (UE) 2024/1364, adopté en mars 2024. Il a créé la base de données européenne des datacenters et défini la liste des indicateurs à déclarer chaque année : consommation totale, consommation IT, eau, chaleur fatale réutilisée, part d'énergie renouvelable, etc. La base est opérationnelle depuis septembre 2024 et deux campagnes de déclaration ont déjà eu lieu.

La troisième marche, c'est le texte du 21 septembre : il transforme ces données brutes en une étiquette lisible, et en profite pour corriger plusieurs règles de mesure qui posaient problème.

Pourquoi maintenant ? Parce que la courbe ne ralentit pas. Selon la Commission, les datacenters de l'UE ont consommé 68 TWh d'électricité en 2024, et cette consommation devrait atteindre 114 TWh en 2030, soit 3,2 % de la demande électrique européenne. L'IA est citée comme l'un des principaux moteurs de cette croissance.

Le saviez-vous ? D'après l'exposé des motifs du règlement, faire passer un datacenter d'un PUE de 1,6 (moyenne européenne estimée par la Commission) à 1,2 (meilleure technologie disponible) réduit sa consommation électrique de 25 %. Et réutiliser en moyenne la moitié de la chaleur fatale des datacenters européens permettrait de couvrir les besoins de chauffage de près de 4 millions de foyers.

2. Qui est concerné ?

Le périmètre suit celui du reporting existant, avec deux ouvertures notables.

Les datacenters de 500 kW IT et plus déclarent déjà leurs données à la base européenne (directement ou via une plateforme nationale). Ils recevront donc automatiquement une étiquette chaque année. Aucune démarche supplémentaire n'est demandée : c'est l'un des arguments de la Commission, qui insiste sur l'absence de charge nouvelle pour les opérateurs.

Les datacenters de moins de 500 kW peuvent désormais participer volontairement. Pour un opérateur régional ou un site edge, c'est une vraie opportunité : obtenir une étiquette officielle, comparable à celle des grands campus, plutôt que de se contenter d'un PUE auto-déclaré sur une plaquette commerciale.

Les datacenters pas encore en service peuvent aussi s'inscrire, en déclarant les indicateurs qu'ils visent après deux années pleines d'exploitation. Ils basculent ensuite sur les valeurs réelles dès la première année d'exploitation. La date de mise en service apparaîtra alors avec la mention « DESIGN » tant que le site n'est pas opérationnel.

Seule exception explicite : les datacenters utilisés exclusivement pour la défense ou la protection civile d'un État membre sont exemptés de déclaration.

Point clé : Côté opérateur, deux obligations nouvelles et simples. D'abord, mettre l'étiquette à disposition de toute personne qui la demande, via son propre site ou un renvoi vers la base européenne. Ensuite, ne pas produire de pseudo-étiquette qui imiterait l'officielle. Autrement dit, les badges « maison » aux couleurs du DPE vont devoir disparaître.

3. Deux échelles de A à G : le PUE et le WUE

L'étiquette ne donne pas une note globale. Elle affiche deux classes distinctes, une pour l'énergie, une pour l'eau.

Le PUE, ou efficacité énergétique

Le PUE (Power Usage Effectiveness) rapporte la consommation totale du site à la consommation des seuls équipements informatiques. Un PUE de 1,5 signifie que pour 1 kWh consommé par les serveurs, 0,5 kWh part dans le refroidissement, les onduleurs, l'éclairage et les pertes électriques.

Classe PUE
A ≤ 1,15
B > 1,15 et ≤ 1,25
C > 1,25 et ≤ 1,35
D > 1,35 et ≤ 1,5
E > 1,5 et ≤ 1,7
F > 1,7 et ≤ 1,9
G > 1,9

La barre est haute. Selon le premier rapport technique publié en 2025 pour la Commission (AIT, Borderstep, EY), le PUE moyen des datacenters ayant déclaré leurs données s'établit à 1,36 à l'échelle de l'UE, avec des moyennes nationales comprises entre 1,15 et 1,66. Un datacenter « dans la moyenne européenne » serait donc classé D.

À titre de repère, Google annonce un PUE moyen de 1,09 sur l'ensemble de sa flotte en 2025, ce qui le placerait confortablement en A. Mais on parle d'hyperscale à très haut taux de remplissage, une situation que peu de sites de colocation connaissent.

Le WUE, ou efficacité en eau

Le WUE (Water Usage Effectiveness) mesure la quantité d'eau consommée par unité d'énergie IT, soit en pratique des litres par kWh IT (ou des m³ par MWh, c'est la même valeur).

Classe WUE (L/kWh IT)
A ≤ 0,1
B > 0,1 et ≤ 0,2
C > 0,2 et ≤ 0,4
D > 0,4 et ≤ 0,6
E > 0,6 et ≤ 0,8
F > 0,8 et ≤ 1,0
G > 1,0

Changement important au passage : le WUE ne se calcule plus sur l'eau potable, mais sur l'eau douce entrant dans le périmètre du datacenter, quelle que soit son origine (réseau, forage, rivière). Un site qui pompe dans une nappe phréatique ne peut plus afficher un WUE flatteur au motif qu'il n'utilise pas l'eau du réseau. En revanche, l'eau qui circule en boucle fermée dans un système de refroidissement recirculé n'est pas comptée à chaque passage.

Question essentielle : Un PUE bas et un WUE bas en même temps, c'est possible ? Oui, mais c'est souvent un arbitrage. Le refroidissement adiabatique (évaporation d'eau) fait baisser le PUE mais fait grimper le WUE. À l'inverse, un site 100 % refroidi par groupes froids à sec consomme peu d'eau mais plus d'électricité. Regarder une seule des deux lettres, c'est ne voir que la moitié du tableau.

4. Ce que l'étiquette affiche en plus des deux lettres

Au-delà du PUE et du WUE, l'étiquette comporte dix-huit rubriques. Certaines sont purement descriptives (nom, opérateur, localisation, type de datacenter, catégorie de taille, date de mise en service, période de déclaration). D'autres méritent qu'on s'y arrête.

Le mix énergétique, nucléaire compris

Un graphique circulaire détaille l'origine de l'énergie consommée, en distinguant sept catégories : renouvelable produit sur site, renouvelable acheté via PPA (Power Purchase Agreement, contrat d'achat d'électricité de long terme), renouvelable couvert par des garanties d'origine, puis les trois mêmes catégories pour le nucléaire, et enfin l'énergie de source non spécifiée.

L'intégration du nucléaire dans les énergies « bas carbone » n'était pas acquise et avait fait débat pendant la préparation du texte. Pour les opérateurs installés en France, c'est une nuance importante.

Mais attention à une subtilité : l'électricité soutirée du réseau sans garantie d'origine ni PPA attachée apparaîtra comme « source non spécifiée ». Un datacenter français alimenté par un réseau très décarboné, mais qui n'achète aucun instrument contractuel, pourra donc afficher une large part de « non spécifié ». La lecture du camembert demande un minimum de contexte.

Ces données alimentent aussi un nouvel indicateur déclaré, le LEEF (Low-Emission Energy Factor), qui rapporte l'énergie bas carbone totale à la consommation totale du site.

La contribution à de nouvelles capacités

C'est probablement la rubrique la plus intéressante pour qui s'intéresse au greenwashing. L'étiquette affiche deux pourcentages distincts :

  1. la part d'énergie issue de PPA signés avec des installations mises en service (ou substantiellement rénovées) il y a moins de 10 ans ;
  2. la part issue de garanties d'origine plus exigeantes : même période de production que la consommation (à la granularité temporelle la plus fine disponible dans le pays), même zone de prix ou même État membre, et installations de moins de 10 ans.

En clair, un opérateur qui achète en fin d'année des garanties d'origine bon marché, adossées à un vieux barrage scandinave, pourra toujours afficher un mix « 100 % renouvelable ». Mais la ligne « contribution à de nouvelles capacités » révélera que cet achat ne finance aucune production nouvelle.

Le climat, le réseau et la chaleur

Trois autres informations complètent le tableau :

  • les degrés-jours de refroidissement (CDD, Cooling Degree Days) de la localisation, calculés automatiquement à partir de la méthode Eurostat. Ils indiquent à quel point le climat local rend le refroidissement difficile, et donc permettent de contextualiser le PUE ;
  • la fourniture ou non de services de flexibilité au réseau électrique (effacement de pointe, réponse en fréquence, etc.) ;
  • le statut « waste heat reuse ready » : le site est-il équipé (échangeurs, boucles hydrauliques dédiées, comptage thermique) pour livrer sa chaleur fatale à un utilisateur externe, même si aucun réseau de chaleur n'est encore raccordé ?

Le saviez-vous ? Chaque étiquette sera accompagnée d'un document commun rédigé par la Commission, qui explique notamment le lien entre PUE et climat, entre PUE et taille ou âge du site, les arbitrages entre PUE et WUE, et l'importance du WUE selon le stress hydrique local. Une façon d'éviter qu'un site nordique récent soit mécaniquement comparé à un site méditerranéen de vingt ans.

5. Ce qui change dans la façon de mesurer

C'est la partie la moins visible du texte, mais pas la moins importante : pour que l'étiquette soit crédible, la Commission a resserré plusieurs règles de calcul du règlement de 2024. Ce sont des changements que l'opérateur devra mettre en œuvre dans son comptage.

La consommation IT se mesure au plus près des baies. La méthode de référence devient la catégorie 3 de la norme EN 50600-4-2, c'est-à-dire un comptage au niveau de la PDU de baie ou de la prise du rack. À défaut, la catégorie 2 (comptage aux PDU alimentant les équipements IT) est acceptée. Plus on mesure en amont, plus on range dans « l'IT » des pertes qui n'en sont pas, ce qui améliore artificiellement le PUE.

Les groupes électrogènes comptent. La consommation totale se mesure en entrée du site, avant l'inverseur de sources, y compris sur les alimentations de secours. L'énergie produite par les groupes électrogènes, y compris lors des essais de maintenance, doit être déclarée séparément.

Les bâtiments mixtes sont cadrés. Si le datacenter occupe une partie d'un immeuble de bureaux, seule l'énergie des salles informatiques et des équipements nécessaires à leur fonctionnement est comptée.

La valorisation de chaleur n'est pas pénalisée. L'énergie consommée par une pompe à chaleur qui remonte la température de la chaleur fatale avant de la livrer à un réseau est retirée de la consommation totale. Un opérateur qui investit dans la récupération de chaleur ne voit donc pas son PUE se dégrader pour autant.

Une case « certification » fait son apparition. Les opérateurs pourront indiquer si leurs procédures de mesure et de déclaration sont validées par un tiers accrédité (dans le cadre d'une ISO 50001, par exemple) ou simplement auto-certifiées.

6. Colocation : ce que votre opérateur pourrait vous demander

Si vous êtes client en colocation, ce passage vous concerne directement.

Le texte reconnaît qu'un opérateur de colocation ne maîtrise pas toujours le comptage de chaque baie client. Dans ce cas, il doit estimer et indiquer le pourcentage de la surface de salle couvert par les données qu'il déclare. Une étiquette calculée sur 40 % des salles n'a pas la même portée qu'une étiquette calculée sur 100 %.

Pour combler ces trous, le règlement autorise explicitement les opérateurs de colocation à mettre en place un mécanisme de collecte interne auprès de leurs clients, le cas échéant de façon anonyme.

💡 Le bon réflexe : Attendez-vous à voir apparaître dans les contrats de colocation des clauses sur la remontée de données de consommation, voire sur l'installation de PDU intelligentes. Mieux vaut anticiper la question lors de votre prochain renouvellement : qui fournit le comptage, qui y a accès, et sous quelle forme les données sont-elles transmises ?

7. Le calendrier à retenir

Le texte a été adopté par la Commission, mais il n'est pas encore en vigueur. S'agissant d'un acte délégué, le Parlement européen et le Conseil disposent de deux mois pour formuler une objection. Ils peuvent le rejeter, mais pas l'amender.

Échéance Ce qui se passe
21 septembre 2026 Adoption du règlement délégué par la Commission
Automne 2026 Période d'examen de deux mois par le Parlement et le Conseil
14 décembre 2026 Clôture de la consultation publique sur les futurs standards de performance minimale
20 jours après publication au JOUE Entrée en vigueur du règlement
Printemps 2027 Déclaration annuelle des données 2026 dans la base européenne
15 août 2027 Premières étiquettes générées automatiquement, puis chaque année à la même date
2e trimestre 2027 Proposition législative attendue sur des standards de performance minimale
31 décembre 2028 Première révision du dispositif, puis tous les trois ans

Chaque étiquette est valable du 15 août de l'année d'émission au 15 août suivant. Si un État membre n'a pas confirmé à temps que la campagne de déclaration nationale est terminée, la validité de l'étiquette précédente est prolongée, au plus tard jusqu'au 31 décembre.

Point clé : L'étiquette n'impose aucun seuil : un datacenter classé G reste parfaitement légal. Mais la suite est déjà sur la table. La Commission a lancé le même jour une consultation sur des standards de performance minimale. Le rapport technique qui l'accompagne évoque par exemple un PUE opérationnel inférieur à 1,5 pour les sites existants d'ici 2030, et un PUE de conception inférieur à 1,3 pour les sites neufs. Rien n'est acté, mais les sites aujourd'hui en E, F ou G savent dans quelle direction souffle le vent.

8. Comment lire une étiquette sans se tromper

Une étiquette, c'est pratique. C'est aussi un raccourci, et les raccourcis ont leurs angles morts. Avant de disqualifier un opérateur sur une lettre, gardez en tête quelques limites que le texte lui-même reconnaît.

Les angles morts de l'étiquette

  • Le climat pèse lourd. Refroidir une salle à Marseille coûte plus d'énergie qu'à Lille. C'est pour ça que les degrés-jours de refroidissement figurent sur l'étiquette : comparez des sites situés dans des zones climatiques proches.
  • Le taux de remplissage fausse le PUE. Un datacenter neuf rempli à 20 % a presque toujours un PUE médiocre, parce que ses infrastructures de refroidissement et d'alimentation tournent pour une charge IT encore faible. Une mauvaise classe la première année ne dit pas grand-chose de la performance à pleine charge. Pour un site récent, demandez la trajectoire.
  • Les données restent déclaratives. À ce stade, rien n'impose d'audit indépendant. La révision prévue fin 2028 étudiera l'introduction d'une certification ou d'un audit, total ou partiel. En attendant, la mention « certification tierce partie » fera la différence.
  • L'étiquette ne dit rien de l'efficacité de vos propres serveurs. Le PUE mesure l'infrastructure du bâtiment, pas le travail utile produit par l'IT. Un PUE excellent peut héberger des serveurs vieillissants et sous-utilisés. C'est d'ailleurs une piste explicitement listée pour les futures révisions.
  • Il n'y a pas de note globale. Un site A en énergie peut être E en eau. La Commission étudiera plus tard un indicateur agrégé, mais pour l'instant, c'est à vous de pondérer selon vos priorités.

9. Ce que vous pouvez faire dès maintenant

Pas besoin d'attendre août 2027 pour intégrer ces critères à vos choix d'hébergement. Les données existent déjà, puisque les sites de plus de 500 kW les déclarent depuis 2024.

1 Demandez les dernières valeurs déclarées. PUE, WUE et part d'énergie bas carbone transmis à la base européenne pour l'année 2025. Un opérateur qui hésite à les communiquer vous donne déjà une information.
2 Interrogez la méthode de mesure. Comptage IT en catégorie 2 ou 3 ? Quel pourcentage des salles est couvert ? Les groupes électrogènes sont-ils intégrés ? Ces questions permettent de savoir si le PUE annoncé tiendra une fois passé à la moulinette européenne.
3 Distinguez GO et PPA. Si la décarbonation compte dans votre politique RSE, demandez la part de PPA et de garanties d'origine récentes. Le « 100 % renouvelable » sans détail ne suffira plus.
4 Intégrez l'étiquette dans vos cahiers des charges. Pour les consultations qui s'étendent au-delà de 2027, vous pouvez déjà exiger la communication de l'étiquette officielle dès sa publication, voire fixer une classe minimale. La Commission indique d'ailleurs que la notation servira de référence dans d'autres textes européens, dont le futur Cloud and AI Development Act, et qu'elle a été prise en compte dans la révision des actes délégués de la taxonomie.
5 Pensez à l'horizon de votre contrat. Si vous signez pour cinq ans avec un site classé F aujourd'hui, demandez à l'opérateur son plan d'amélioration. Avec des standards minimaux possibles à l'horizon 2030, un site peu efficace pourrait devoir engager des travaux pendant la durée de votre engagement.

Questions fréquentes

L'étiquette énergie des datacenters est-elle obligatoire ?

Pour les datacenters d'au moins 500 kW de puissance IT installée, oui de fait : ils déclarent déjà leurs données à la base européenne, et l'étiquette est générée automatiquement. Les opérateurs doivent la fournir à toute personne qui la demande. Pour les sites de moins de 500 kW et les projets pas encore en service, la participation est volontaire.

Quand les premières étiquettes seront-elles publiées ?

Au plus tard le 15 août 2027, sous réserve que le Parlement européen et le Conseil ne s'opposent pas au règlement délégué pendant la période d'examen de deux mois.

Quel PUE faut-il pour obtenir la classe A ?

Un PUE inférieur ou égal à 1,15. La classe G correspond à un PUE supérieur à 1,9. Pour le WUE, la classe A exige 0,1 litre d'eau douce ou moins par kWh consommé par l'IT.

Les données individuelles des datacenters seront-elles publiques ?

Seules les informations figurant sur l'étiquette, sous la forme où elles y apparaissent, deviennent publiques. Les autres indicateurs déclarés restent confidentiels au titre du secret des affaires.

L'étiquette remplace-t-elle le DPE ou le décret tertiaire pour le bâtiment ?

Non. Selon la Commission, les bâtiments hébergeant des datacenters restent soumis aux certificats de performance énergétique prévus par la directive sur la performance énergétique des bâtiments. Les deux dispositifs coexistent sans se chevaucher.

Conclusion : la transparence change de camp

Pendant des années, le PUE a été un argument commercial plus qu'un indicateur comparable. Avec cette étiquette, il devient une donnée publique, calculée selon une méthode commune et affichée à côté de celle des concurrents. Pour les opérateurs, c'est une pression nouvelle. Pour les DSI et responsables infrastructure, c'est surtout un outil de négociation qui arrive enfin.

L'étiquette ne dispense pas d'analyser un site dans son ensemble : sa localisation, sa trajectoire de remplissage, ses certifications, son niveau de redondance ou sa connectivité pèsent tout autant dans un choix de colocation. Mais elle permettra de poser les bonnes questions plus tôt, et de repérer plus vite les écarts entre discours et réalité.

C'est précisément ce que nous cherchons à faciliter chez Datalok : réunir au même endroit des informations structurées sur les datacenters et leurs opérateurs, pour que vous puissiez comparer les offres de colocation sur des critères objectifs.

Si vous préparez un projet d'hébergement et souhaitez intégrer ces nouveaux critères de durabilité dans votre sélection, explorez la Marketplace Datalok ou contactez notre équipe pour être accompagné dans votre démarche.

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Sources